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14 novembre 2011

Les Ivoiriens envahissent l'ONU pour exiger la libération de Gbagbo et la fin des violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire

 

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Plusieurs milliers d’Ivoiriens et de patriotes africains se sont rendu vendredi dernier à Genève, dans la capitale suisse pour protester contre l’emprisonnement du Président Laurent Gbagbo et d’une soixantaine de ses proches dont son épouse Simone députée à l’Assemblée nationale et leur fils aîné Michel Gbagbo incarcéré, selon le ministre ivoirien de la justice Jeannot Ahoussou Kouadio, parce qu’il n’est pas le fils de n’importe qui. Brandissant des pancartes et des banderoles présentant les images des graves déprédations et violations des droits de l’homme qui se sont déroulé en Côte d’Ivoire, ils scandaient «Gbagbo président! Sarkozy assassin! Libérez Gbagbo!». Des dizaines d’adolescents et d’enfants genevois se sont distingués en criant leur-ras-le-bol au milieu de l’immense foule des adultes dont la plupart tenaient soit le drapeau ivoirien, soit un poster du Président Laurent Gbagbo comme des marques d’une évidente affection. Les manifestants sont venus pour la plupart  de France, d’Italie ainsi que de Suisse où la commission des droits de l’homme a ses bureaux. Cette  journée de protestation a débuté par une importante marche. Celle-ci a été marquée par une expression de colère exprimée à travers des propos virulents à l’encontre l‘ONU qui assiste sans broncher aux crimes commis par les FRCI sur ordre de la nouvelle oligarchie au pouvoir en Côte d’Ivoire. D’ailleurs quand elle ne se montre pas impuissante, l’ONU elle-même est à la mannette des graves violations qui continuent de se dérouler sur tout le territoire ivoirien et qui vise prioritairement les partisans du Président Gbagbo. Pourchassés par la nouvelle armée de Ouattara, les proches de l’ancien président sont aussi sinon l’objet de licenciements abusifs dans l’administration du moins d’affectations politiques dans les parties les plus reculées du pays. « C’est comme si on était devenus des parias », confiait le week-end dernier un magistrat éloigné d’Abidjan par une affectation qui est tombée il ya moins d’une semaine. Un journaliste travaillant pour l’un des journaux proches du Président Gbagbo parlait lui d’un 8 pour 2 en résumant les affectations qui se font actuellement dans l’Administration ivoirienne à une ambiance de partage de gâteau entre le RDR et le PDCI. La foule est partie du parc des Crapettes avant de se rendre à la place des Nations Unies avec des messages hostiles, des pancartes dénonçant les coups tordus de Paris et de la communauté internationale à Abidjan et des banderoles montrant les images affligeantes des scènes de violations des droits de la personne en Côte d’Ivoire. Les premières interventions ont débuté à 14h00, à la place des Nations où différentes associations ont pris la parole. Abel Naki pour la représentation du FPI en France accompagné par une importante délégation, Willy Bla pour le Cri panafricain, Léontine Topo, la présidente des Femmes patriotes d’Europe, Christine Zékou responsable du comité de défense des Institutions et des Structures de la Côte d‘Ivoire, Zap Krasso et J.C Gnahoua représentant le COJEP en Occident. On notait aussi la présence du Courant de Pensée et d‘Action de Côte d‘Ivoire avec son président Blaise Pascal Logbo, initiateur et organisateur de cette manifestation historique, en collaboration avec les associations précédemment citées. Blaise Pascal Logbo et tous les autres responsables qui sont intervenus n’ont pas manqué de condamner les agissements de l’ONU en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier. Ils ont souligné leur  responsabilité dans les graves violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire et dénoncé le silence coupable de l’ONU face à tout ce qui se fait contre notre pays. Tous n’ont pas manqué d’exiger la libération de tous les prisonniers politiques d’Alassane Ouattara à commencer par Laurent Gbagbo renversé par une coalition internationale pour remettre le pouvoir à son adversaire Alassane Ouattara.
La  manifestation a aussi dénoncé la résolution 1975comme «un permis de tuer accordé à la coalition Licorne – casques bleus –rebelles » et comme un chèque en blanc donné aux « casques bleus ( qui ) se sont érigés en faiseurs de guerre » d’autant plus que les soldats onusiens ont apporté un soutien logistique et opérationnel à la rébellion et à la force française Licorne pour réaliser le coup d’État du 11 avril 2011 contre le président Gbagbo. Blaise Logbo a surtout indiqué qu’il ya un déficit de légitimité en Côte d’Ivoire et que « l’unique solution démocratique à un contentieux postélectoral est le recomptage des voix et non les bombardements.» 
Avant la fin de la manifestation, les organisateurs ont été reçus dans les locaux du Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, où ils ont déposé leur motion de protestation.

 


 


JOSEPH TITI en collaboration avec Zéka Togui (Suisse)


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