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07 novembre 2011

MARCHE A PARIS POUR LA LIBERATION DE GBAGBO: LES FEMMES PATRIOTES TOUJOURS MOBILISEES.

 

LIBERATION-DE-GBAGBO.jpgToujours engagées, toujours déterminées, toujours mobilisées. Les femmes patriotes ivoiriennes de Paris l’ont encore montré ce week-end du 5 novembre. Après leurs opérations “Kodjo rouge I et II”, les 24 juillet et 10 septembre derniers, elles n’ont pas voulu en rester là. Elles ont répondu présentes à l’appel de leur Présidente, Mme Topo Léontine. Elles tenaient encore une fois à manifester leur colère, leur révolte. Colère et révolte qu’elles ont bruyamment exprimées dans la marche qui les a conduites de l’esplanade des invalides à la place André Malraux dans le 1er arrondissement. Pour la cause, elles ont été soutenues et accompagnées par des hommes patriotes. Pour cette marche, les manifestants étaient peu nombreux pour diverses raisons. Mais par la qualité de leur présence, ils ont su donner de la voix et faire du «bruit».

Tout le long du parcours, entre deux interventions, ils ont marqué leur passage aux cris de «Libérez Gbagbo!», «Libérez Simone!». A travers Gbagbo et Simone, c’est la libération de tous les prisonniers politiques de Ouattara qu’ils continuent d’exiger. Le sort cruel qui fut réservé à Kadhafi, l’ex-président libyen le 20 octobre dernier, continue de marquer les esprits. Rien ne rassure encore que Gbagbo soit à l’abri d’une fin tragique comme celle du guide libyen. Partant de cette réalité, Mme Topo Léontine à tenu à mettre en garde le Président français, Nicolas Sarkozy. Elle lui a ferment défendu de «toucher» au président Laurent Gbagbo. Elle n’a pas manqué de dénoncer les crimes et autres assassinats, qui continue d’avoir cours sous la responsabilité d’Alassane Ouattara.Willy Bla, du Cri panafricain et co-animateur de la marche, a, quant à lui, donné un avis critique sur la réconciliation prônée par les autorités ivoiriennes. Cette réconciliation n’a, selon lui, aucun sens et n’est pas possible tant que Gbagbo n’est pas libéré. Pour lui, ce discours de réconciliation, qu’il a qualifié de «piège», est une entreprise de séduction à laquelle il ne faut pas succomber. Tomber dans ce piège, ne sera, selon lui, rien d’autre qu’un abandon de Gbagbo Laurent. Plus précisément, ce sera indirectement cautionner son injuste incarcération et encourager ces geôliers à l’y maintenir aussi longtemps qu’ils voudront. D’autres intervenants comme Abel Naki du Cri-panafricain et Pacôme Zegbé du CRD ont profité de la tribune offerte  pour galvaniser la foule et annoncer d’imminentes manifestations. Le premier a pu annoncer “l’occupation” le 11 novembre du Haut commissariat aux droits de l’hommes des Nations unies à Genève, organisée à l’initiative du COPACI,  et la marche du 12 novembre organisée par le CPAD (Comité de pilotage des activités de la diaspora)

Le second a annoncé l’importante manifestation qui aura lieu le 8 novembre devant le parlement français.Il faut par ailleurs noter que cette marche a eu quelques difficultés de démarrage. Elle a cependant connu du succès par l’habileté organisationnelle de femmes comme Mme Prisca Digbeu, Mme Kiny et Mme Bini.

Par leur engagement, leur détermination et leur mobilisation, les femmes patriotes ont encore une fois montré leur capacité de porter la culotte politique. Ne souffre d’aucun doute, leur capacité de prendre les devants de la résistante patriotique des ivoiriens de la diaspora. Mais elles pourraient ne pas y parvenir si, à l’instar des hommes, si elles se laissent entre-déchirer dans des conflits internes de positionnements égoïstes et absurdes. Conflits qui, très souvent répondent à une vision rabougrie, vénale et mercantiliste du combat politique.

ZEKA TOGUI

 

Source : INFODABIDJAN

 

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