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29 octobre 2011

Laurent Gbagbo et consorts : prisonniers du paradoxe

 

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Le paradoxe est ce qui est contraire à l’opinion répandue, nous dit le petit Larousse. Quant au prisonnier, c’est celui à qui on a  privé la liberté de mouvement et /ou de penser. Cela peut arriver à la  suite  comme  en attente d’un jugement définitif. Tous les ingrédients sont réunis pour qualifier Laurent Gbagbo, une partie de sa famille et de ses collaborateurs, de prisonniers du paradoxe. Le décideur n’est pas celui qu’on croit d’une part, et ce dernier obéit aux ordres des financiers d’autre part.

 


I) L’auteur de la décision d’emprisonnement


En général tous les pays se valent sur le terrain théorique du droit ; parce que leur définition entre dans le même moule, à savoir : être  doté d’une population, vivant sur un territoire délimité et représenté par un gouvernement. En se fondant sur ce critère, c’est l’appareil judiciaire de l’Etat dont relève le délinquant qui punit celui qui  contrevient aux règles prescrites par la loi. Il va sans dire que selon le lieu de la violation de la loi, c’est l’appareil judiciaire de séant qui est chargé de la faire respecter. En clair, le juge d’un autre Etat ne peut intervenir comme juridiction supérieure, encore moins un citoyen d’un autre pays, fut-il le premier de son pays, encore moins un lobby de quelque nature que ce soit. C’est cette façon de faire qui est répandue dans le monde et que nous savions jusqu’à maintenant. Malheureusement, avec l’arrivée au pouvoir de certains «  ripoux » sur la scène internationale, nous assistons à un chamboulement total du droit. Les champions du droit dit « paradoxal » sont Messieurs  Ban-ki Moon, Obama et Sarkozy (soutenu par l’Union  Européenne et l’Otan). Ces pervers ont droit de vie ou de mort sur ceux qu’ils ont  dans leur viseur. Les plus chanceux ont la vie sauve,  mais  les plus craints comme Mouammar Kadhafi, sont froidement exécutés. Jean de la Fontaine nous avait déjà instruits que la raison du plus fort est toujours la meilleure quand il a mis aux prises, le loup et l’agneau. Ainsi, parce que nos pervers étaient convaincus que Kadhafi en savait trop sur leurs coups tordus, qu’ils ont décidé de le faire disparaître à jamais. C’est également un avertissement donné aux récalcitrants ou fortes têtes comme Laurent Gbagbo, pour dire que la prochaine fois, ils le paieront de leur vie…


Depuis le coup d’Etat électoral du 11 avril 2011, tout le monde croit que c’est un certain Alassane  Dramane Ouattara qui détient Laurent Gbagbo et consorts ; que nenni ! En cela, le président de Lider, le professeur Mamadou Koulibaly d’Azaguié a raison. La clé de la prison est bel et bien à l’étranger chez le petit Sarko et le rejeton de l’immigré kenyan, Barak  Obama. Les Ivoiriens continuent de se tromper en croyant qu’Alassane Dramane Ouattara peut à lui tout seul décider de la pluie comme du beau temps en Côte d’Ivoire. Il est dans une position plus qu’inconfortable que celle des prisonniers. Il ne peut pas tousser sans demander la permission à Paris. Tout champion de la dette qu’il est, il ne peut pas exercer son art, sans l’aval de Paris. Par souci de décence, nous ne dirons pas ce que vous imaginez qu’un homme normal peut faire avec sa compagne, sans que l’autorisation ne vienne de Paris…parce que la question pendante qui embarrasse ADO est : qui vous a fait roi ? Quand il voit ou imagine les lèvres de ses maîtres prononcer cette phrase, il s’éclipse automatiquement, sacré ADO ! Pourtant, ses supérieurs ont au-dessus d’eux, des gourous.


II) Les vrais  manitous


Dans les grands pays du monde, il existe ce qu’on nomme les lobbies. Ce sont ces groupes qui influencent les hommes comme Barak Obama et Nicolas Sarkozy. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, ce sont les chocolatiers américains qui ont le dernier mot sur la politique de leur président. En France, Nicolas Sarkozy n’est qu’un VRP. Ses vrais patrons qui décident de qui doit rester au pouvoir et de qui doit être débarqué sont pour la Côte d’Ivoire, les groupe Vincent Bolloré et Bouygues. Leur cruauté est sans borne. La démocratie dans le monde porte la couleur de leurs intérêts. Quand on accuse la Françafrique, on oublie bien souvent ce paramètre  ainsi que la clique des francs-Maçons.


Lorsque Nicolas Sarkozy disait qu’il voulait être le  président du changement, beaucoup de gens n’ont pas réalisé ce qu’il voulait transformer. De même, quand Hussein B. Obama disait « Yes, we can », d’aucuns ne semblaient  soupçonner jusqu’où il « pouvait » aller. Pour vérifier nos affirmations, qu’il suffise de rappeler qu’au lendemain de son élection, le président français a emprunté le bateau de luxe de son ami Bolloré pour prendre le large. Mieux, il a affiché la proximité  de son pouvoir avec ses amis qui, plus est,  ont de gros intérêts en Côte d’Ivoire.  En désespoir de cause,  pour libérer Laurent Gbagbo et consorts sans la moindre discussion, il y a deux attitudes :


-          Soit on fait marcher la loi du talion sur les intérêts de  ces grands groupes financiers internationaux,  (sabotage,  refus d’acheter les produits français  et toutes actions de résistance patriotique)       
-          soit on emploie la manière forte version Al qaïda sur les membres de  la famille de chaque grand patron ou sur leurs investissements partout dans le monde.


Ces gens ne comprennent que le langage de la violence qui leur renvoie l’image du mal qu’ils infligent aux autres. Les Ivoiriens sont un peuple pacifique et très arrangeant. Et c’est parce que nous sommes dotés de cette capacité de mettre les autres à l’aise,  que nous sommes regardés comme des moins que rien. Autrement dit, comment comprendre que Laurent Gbagbo ait concédé au détriment des Chinois, le troisième pont dit « Bédié » aux français, qu’il ait laissé l’eau et l’électricité aux groupes français, et que  malgré cela, qu’ils aient décidé de bombarder sa résidence ? Le débarquement de Laurent Gbagbo n’est pas du fait de l’élection, celle-ci n’a servi que de prétexte, car la décision avait été prise de longue date,  de lui préférer ADO,  parce que constant dans son attitude vis-à-vis de la France depuis son passage à la primature jusqu’aujourd’hui. Quant au Woudy, il est jugé imprévisible pour eux. A bon entendeur salut !


source : Julius Blawa Gueye

Publié sur ABIDJANDIRECT

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