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26 octobre 2011

LES FRCI INTERDISENT ABOBO AUX GENDARMES IVOIRIENS

 

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Incroyable, mais vrai, plus de 6 mois après l’installation au pouvoir de Ouattara par un coup d’Etat opéré par la France avec la caution de l’ONU et au moment où les nouvelles autorités ivoiriennes prônent, à longueur de journée, la réconciliation nationale, gage du retour de la paix, les miliciens de Ouattara rebaptisés, pour distraire l’opinion nationale et internationale, les‘’Force républicaines de Côte d’Ivoire’’ (FRCI) se permettent d’interdire une unité de la gendarmerie nationale de Côte d’Ivoire, la toute nouvelle Brigade de sécurité, dans la commune d’Abobo, leur base. Cela sans qu’aucune autorité militaire ou même ou civile ne réagisse. Quel scandale ! Comment est-ce possible qu’au nez et à la barbe des gens qui ont renversé un chef d’Etat régulièrement élu pour, disent-ils, « instaurer la démocratie (la vraie), l’Etat de droit et la bonne gouvernance », des miliciens refusent de déposer les armes parce qu’ils n’ont pas encore reçu ce que Ouattara leur a promis ?

 

Cette réalité est là, hélas ! Implacable et elle s’impose, malheureusement et aux Ivoiriens et aux pauvres gendarmes désarmés qui ne demandent qu’à faire ce pourquoi l’Etat de Côte d’Ivoire les paye : assurer la sécurité des hommes et des biens. En effet, selon nos sources, il y a une semaine, lorsque qu’une patrouille de la gendarmerie appartenant à la toute nouvelle Brigade de sécurité, a été encerclée par des éléments FRCI, puissamment armés à Abobo. Avant de les prier de regagner le camp d’Agban, leur base, tout en leur demandant de dire ceci à leur chef, le Lieutenant Sonkonté Issa, commandant de la Brigade de sécurité. «Allez dire à ceux qui vous ont envoyé ici que nous ne voulons plus voir de gendarmes chez nous à Abobo. Sinon la prochaine fois, vous allez voir ce qu’on va vous faire ». Malheureusement, la hiérarchie qui a été entre temps informé de cette situation n’a pas pris l’affaire au sérieux et a encore envoyé ses éléments faire une patrouiller dans la même commune, les jeudi 20 et vendredi 21 Octobre 2011. Les miliciens de Ouattara leur ont réservé le même sort, dans la zone de Samaké et PK 18. Cette fois, ces éléments des FRCI se sont faits plus menaçants. Après avoir encerclé les gendarmes, les seigneurs de la commune d’Abobo ont retenu pendant plus d’une heure leurs «otages», nous dit notre source. «Nous allons commencer à vous abattre comme des chiens. Comme cela vos chefs vont prendre au sérieux nos menaces. Nous n’avons pas besoin de gendarmes chez nous. Abobo, c’est notre territoire. C’est la dernière fois que nous voyons des patrouilles de gendarmes ici. La prochaine fois on tue un d’entre vous !», a lancé à l’endroit des «gendarmes-otages» celui qui paraissait être le chef des ravisseurs. Selon nos sources, cette interdiction de séjour et de patrouille faite aux gendarmes s’étend sur tout le territoire de la commune où règne un nombre incalculable de commandants FRCI jusque-là quasi « incontrôlés» par l’état-major des FRCI. Depuis lors, les gendarmes n’osent plus mettre les pieds à Abobo. Cette fois-ci, les autorités militaires et de la gendarmerie nationale auraient pris la menace très au sérieux. Comme on le voit, Ouattara a du mal à canaliser les hommes qu’il armé. Dans ces conditions, le retour de la sécurité totale n’est pas pour aujourd’hui ni demain.

 

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