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24 octobre 2011

Edito : Qui va arbitrer entre la droite et la gauche sur la politique africaine ?

 

jean marie le pen.jpgDans sept mois il y aura élection présidentielle en France. C’est le temps des mensonges. Et le champ préféré des futurs couards et fascistes français est bien l’Afrique. C’est dans ce continent qu’il y a des matières premières pour la patrie française, je dirais pour  la « Grande Nation ». C’est dans cette partie du monde qu’on peut mettre des billets de banque dans les tam-tams Djembés pour des chefs d’Etat français. Le ridicule s’il tue encore dans les faubourgs et villes  d'Afrique n’a jamais tué un président français. Pour les campagnes présidentielles en France, il n’y a plus de place à la honte, à l’ignominie… C’est l’enfant pauvre d’Afrique qui doit mourir pour que le président de France soit élu. Hier, c’était Valérie Giscard d’Estaing avec des grains de diamant des petits centrafricains. Puis, Mitterrand et son fils Jean Christophe « Papa m’a dit » avec tous les trafics illicites et les coups tordus de la Françafrique.  Ensuite, le champion des champions, Jacques Chirac. Monsieur « mange tout ». Le père de la célèbre phrase « l’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie ». Ces critiques comme l’écrivain nigérian, Wolé Soyinka se demande si, « La même Afrique serait-elle mûre pour la dictature ? ». Chirac n’en a cure. Il commence avec les billets volés à la mairie de Paris et ratisse jusqu’aux dictatures sous les tropiques. Alors qu’il débute sa guerre en Libye, le fils de Kadhafi, Seif el Islam souffle à l’Afrique que le hongrois « Sarko » était bien aussi du côté de Tripoli pour les mêmes mallettes. On se tord les côtes quand l’enfant africain meurt de faim, mais au même moment son argent doit servir à masquer le déficit de l’empire et faire germer les graines de la démocratie en France. On croit rêver !

Il faut un arbitre entre la droite et la gauche dans la politique africaine !

Quand il s’agit de mater la nègraille, « gauche et droite » française se ressemblent comme des frères siamois. Ils sont tellement sûrs de leur mensonge quand il s’agit de narguer les Africains, qu’ils sont même obligés d’aller mentir au nez et à la barbe des satrapes nègres qu’ils soutiennent. Il n’y a pas encore mille mois, je veux dire qu’une année n’est pas encore écoulée, et pour ces « français », les Africains auraient déjà oublié le tort qu’on leur a fait au Togo, en Côte d’Ivoire, en Libye, au Cameroun, au Tchad… Ils se ressemblent dans leurs maillots qu’on se demande quel camp joue contre quel autre camp quand il s’agit de l’Afrique. Fatigué par la politique des diamants de Valérie Giscard d’Estaing, François Mitterrand en profite pour « tourner » la tête aux Africains : « Si je suis élu, je changerai la politique africaine de la France ». Quand son ministre, Jean-Pierre Cot a voulu y aller droit en « déposant » l'hydre et  tout puissant  Jacques Foccart du haut de sa Françafrique, il s’est vu lui-même « déposer » par Mitterrand. Puis vient Chirac : « Si je suis élu, je changerai la politique de la France en Afrique ». Dix ans à la tête de la France auront servi à boulonner tous les fauteuils sur lesquels étaient assis les dictateurs dans le pré carré… quelques mallettes de billets pour ce travail bien fait sous les tropiques en plus ! Puis, vient le bout d’homme de président Hongrois Nicolas Nagy Sarkozy. Encore ministre de l’intérieur, c’est le Benin qu’il choisit pour annoncer les couleurs sur les présidentielles : « Il nous faut construire une relation nouvelle, assainie, décomplexée, équilibrée, débarrassée des scories du passé et des obsolescences qui perdurent de part et d’autre de la Méditerranée », Les étudiants béninois remarqueront le gros mensonge mais n’ont pas une décision à prendre dans une république où on pense que la France est celle qui nourrit tout le Benin. L’hymne de la haine contre le plus petit des présidents français dans l’histoire de la république est entonnée : « Sarkozy, on ne veut pas de toi au Bénin » ; « Raciste, hors de chez nous » ; « Sarkozy égal zéro ».

Gauche-Droite : Bataille pour la prise du pré carré africain.

Le continent est encore poreux. Et ils entrent comme ils veulent. Sans visas, sans séjour, sans pièces d’identité. La seule couleur de leur peau suffit pour que dans les aéroports sous les tropiques, ils marchent comme des présidents. D’abord, la droite fait le premier ballet en Côte d’Ivoire, leur chasse gardée . Jean-François Copé est plus que satisfait de la démocratie apportée sans un parlement en Eburnie : « Cette nouvelle politique, elle existe, c'est celle que le président français Nicolas Sarkozy a menée durant la crise ivoirienne, comme d'ailleurs, dans un registre très différent, il a pu le faire en Libye ». Et comme pour terminer sa course larvée d’un mépris vis à vis des nègres, il est même sûr que son chef a fait un travail in fine de démocrate patenté au service de l’Afrique : « C'est en Côte d'Ivoire comme en Libye une mission d'abord au service des peuples concernés, dans l'intérêt de la paix et de la sécurité, et avec comme idée de promouvoir la démocratie ». La démocratie apportée dans les fourgonnettes de la Licorne et de l’OTAN, au service de l’Afrique. Autant demandé à l’Allemagne nazie comment elle s’est reconstruite démocratiquement sans le 43ème BIMA. Alors que le petit planteur refuse depuis le 21-10.2010 de revendre son café-cacao à cause du prix ridicule sur le marché, les mots fascisants sont servis aux Ivoiriens devant un Ouattara triomphant : « Alors que nous nous approchons de la fin de cette année 2011 qui a été une année charnière, je sens ici un vent de confiance, d'optimisme vraiment très remarquable ». Bienvenue de la nouvelle France en nouvelle Eburnie! Il ne restait qu’à Hollande de servir un énième mensonge aux allures du déjà vu : « Si j’étais élu, la France porterait "une nouvelle politique à l'égard de l'Afrique" qui "répudierait sans regrets les miasmes de la Françafrique ». Autant réveiller François Mitterrand et lui demander ces dernières phrases sur sa politique africaine !

L’Afrique propose Le Pen et Kofi Yamgnane comme arbitres sur la politique africaine de la gauche et de la droite française. 

Ce ne serait que justice. Le Pen aura été celui qui a été neutre dans la croisade française en Afrique. Pis, il aura été celui qui a défendu la souveraineté de l’Afrique. Tant qu’au franco-togolais Kofi Yamgnane, son caractère versatile à embrasser et la gauche et la droite quand il s’agit de l’Afrique fait de lui aussi un neutre. Le Bassari, aime les socialistes et aime aussi la politique africaine de la droite. Il vit dans la même bulle qu’un Hollande et un Sarkozy. Derrière ses binocles, il voit aussi ses frères nègres comme une race qu’on doit gazer à la bombe. Et lors de ses sorties sur la Côte d’Ivoire, il fut le champion qui appelait aux flèches, aux gourdins des Dioulas contre les Bété. Sarkozy lui proposera pour couper court et pour faire un travail de professionnels, les bombes. La suite des bombardements à la residence de Gbagbo est connue par tous les africains. Ici, il faut être réaliste et juste. Pour l’arbitrage entre la gauche et la droite, Jean-Marie Le Pen ferait l’affaire avec un arbitre de touche, Kofi Yamgnane. A défaut, les Africains ne verront aucun mal de le laisser diriger la France pour appliquer sa politique africaine. Après tout, ce que Le Pen dit tout haut, c’est ce que dit tout bas la droite comme la gauche française quand il s’agit de la politique africaine.

Camus Ali Lynx.info

 

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