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18 octobre 2011

Gouvernance de Monsieur Ouattara : Misère aujourd’hui et misère à venir !!!

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Juste une réflexion que je vous invite à partager sur la politique de l’économiste des temps anciens imposé aux ivoiriens par Sarkozy.

Cinq mois de gouvernance, près de mille milliards de dette.

En l’espace de cinq mois de gouvernance, Alassane Ouattara à battu le record qu’aucun autre dirigent n’avait atteint : celui de réussir à endetter la Côte d’Ivoire de près de 1000 milliards de francs CFA. Si nous récapitulons, nous avons 250 milliards de la France pour soi-disant payer les salaires des fonctionnaires, 400 milliards des Institutions de Brettons Wood, 160 milliards de l’emprunt obligataire. A cela, il faut ajouter les emprunts auprès des divers partenaires. L’on avoisine les 1000 milliards en cinq mois. Et depuis l’indépendance de notre pays cela n’avait jamais été vu. 

La question est de savoir à quoi servent ces emprunts ?

Au regard du quotidien des ivoiriens, les emprunts de Ouattara servent à assurer les dépenses de prestige des gouvernants actuels. Ces dépenses contribuent à entretenir l’inflation c’est-à-dire à entretenir l’augmentation des prix sur les marchés.

Peut-on donc qualifier ces emprunts de réaliste ou d’intelligent ?

Le réalisme d’un emprunt se situe dans l’affectation qui est faite de cet emprunt. Lorsque l’emprunt est affecté à l’investissement il permet de booster la croissance. Par contre, s’il est affecté à la consommation et à des dépenses non productives, l’emprunt est dangereux pour le système économique. Or pour ce qui nous est donné de voir, les dettes contractées sont essentiellement destinées aux dépenses non productives. Ce qui est gênant, c’est que ce monsieur est économiste et l’on a l’impression que la seule chose qu’il sait faire c’est de s’endetter. 

L’efficacité à terme des emprunts.

Comme nous le précisions, lorsque l’on s’endette non pas pour produire mais pour consommer, le risque à terme est la faillite de l’Etat. Les exemples sont légions dans le monde et le cas le plus actuel est celui de la Grèce. Le risque pour notre pays est donc grand.

Pourquoi ?

L’emprunt pour être efficace doit accompagner un système productif cohérent. Or le système productif ivoirien actuel est déglingué, déstructuré. Des secteurs importants échappent au contrôle de l’Etat. Des espaces de non droits se développement sous le contrôle des bandes armées. Dans ces conditions, même si des bénéficiaires (par exemple les balayeuses qui viennent de percevoir leurs arriérés de salaires) décidaient d’investir, la très forte inflation actuelle annihilera cet effort d’investissement. 

Mieux, l’efficacité des emprunts et singulièrement l’emprunt obligataire sera fortement limité par l’inflation dont le taux actuel (5,3%) est quasiment égale au taux d’intérêt (6,5%) de l’emprunt.

Passer d’un taux de croissance de -6% à un taux de 8% Les piliers de la croissance de l’économie ivoirienne sont : l’agriculture, le secteur minier et les infrastructures. Or ces piliers sont structurelles affectés : Le secteur café cacao est plombé par l’abandon des plantations par les paysans du fait des hordes de délinquants FRCI qui rançonnent et massacrent les populations ; mais également du fait de la fuite des produits vers les pays limitrophes. Dans ces conditions, la production pourrait significativement baisser et les recettes d’exportation fléchir en conséquence.

Le secteur minier échappe à l’Etat car contrôlé par les chefs de guerre qui jusqu’à ce jour exploitent des gisements entiers d’or et autres pierres précieuses.

Les infrastructures (et particulièrement le système de péage du troisième pont) ne seront opérationnelles que dans 2 ans et demi au minimum.

En somme, les fondements de la croissance économique qui permettraient de faire ce bond prodigieux de 14 points (passer de – 6 à + 8) sont compromis. Comment peut-on donc baser l’espoir sur l’illusion ?








DIABY OUATTARA

source : abidjandirect.net

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