topblog Ivoire blogs

17 octobre 2011

Les raisons cachées de l’interdiction du meeting

Koua Justin secrétaire national intérimaire de la JFPI.gif
Le pouvoir redoutait-il vraiment un mouvement insurrectionnel des partisans de Laurent Gbagbo ? 
De sources bien informées, tout porterait à le croire.

Selon les éléments qui nous ont été rapportés, c’est à la suite d’un sondage réalisé par la force licorne présente en Côte d’Ivoire que tout a été décidé. Ces investigations avaient abouti à la conclusion que si ce meeting avait lieu sans entrave, une grande partie de la population de Yopougon serait sortie. Avec elle, les pro-Gbagbo des autres communes seraient venues à Yopougon grossir les rangs des manifestants pour ensuite occuper les rues et demander le départ du président Ouattara. 

Un scénario semblable aux manifestations du printemps arabe et là, les forces de sécurité seraient débordées. Il fallait donc user de tous les moyens de pression pour empêcher la tenue du meeting. Il n’était pas exclu dans ce plan la décapitation de la Jfpi par des arrestations. Un responsable de la jeunesse du Rhdp, a-t-on appris, a même insisté auprès des autorités policières pour la non tenue de ce meeting arguant que Koua Justin qu’il connaît bien depuis l’université est un intrépide qu’il est difficile de faire reculer.

Des renseignements sur ce dernier ont même été compilés pour savoir réellement qui est ce nouveau porte étendard de la jeunesse pro-Gbagbo. Toutes ces raisons expliquent la hargne des soldats onusiens qui se sont confié les premiers rôles dans le maintien de l’ordre, du jamais vu sous nos cieux. 

Le président du comité d’organisation a dû répondre à un interrogatoire improvisé à la place Cp1. ‘’Vous n’avez pas regardé la télé ou écouté la radio ?’’, a interrogé le commandant du détachement de soldats onusiens. ‘’Non !’’, a répondu l’intéressé. Et au commandant de répliquer : ‘’votre meeting est interdit par le ministère de l’intérieur et nous sommes là pour mater tout récalcitrant’’. Vous aurez compris combien notre souveraineté ne vaut plus que par le discours. Gbagbo l’avait défendue et pour cela il est aujourd’hui prisonnier des prédateurs. 


Les commentaires sont fermés.