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04 juillet 2016

Arabie saoudite : trois villes, dont Médine, frappées par des attaques-suicides

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Jeddah, Qatif, qui abrite une importante communauté chiite, et Médine, deuxième ville sainte de l'islam, ont été le théâtre d'attentats au dernier jour du mois de jeûne musulman du ramadan. Les médias saoudiens ne rapportent aucune victime.

Des kamikazes se sont fait exploser, lundi 4 juillet, dans trois villes d'Arabie saoudite, au dernier jour du mois de jeûne musulman du ramadan et au début de la fête de l'Aïd el-Fitr, rapportent des témoins et les médias sans faire état d'autres personnes tuées.

L'un est mort en actionnant ses explosifs près du poste de sécurité de la mosquée du Prophète à Médine, deuxième ville sainte de l'islam, rapporte la chaîne saoudienne Al Arabiya. Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent de la fumée noire et des flammes près de la mosquée.

Deux explosions ont également secoué la ville de Qatif, dans l'est du pays, où vivent de nombreux membres de la minorité chiite du royaume, rapportent des témoins, qui disent avoir vu des restes humains provenant sans doute d'un kamikaze.

Pas de revendications

Ces attentats survenus en début de soirée ont été précédés d'une autre attaque, commise dans la nuit de dimanche à lundi devant le consulat américain à Jeddah, la deuxième ville d'Arabie saoudite. L'assaillant a garé sa voiture devant un hôpital situé en face du consulat et a fait exploser sa bombe lorsque deux agents se sont approchés de lui, blessant légèrement ces derniers, a déclaré la télévision d'État en citant des sources proches des services de sécurité.

En 2004, cinq islamistes armés avaient réussi à pénétrer à l'intérieur du consulat et tué quatre gardes saoudiens et cinq employés. Trois d'entre eux avaient été tués par la police et deux autres arrêtés.

Aucune des attaques de lundi n'a été revendiquée. Depuis la mi-2014, l'organisation État islamique (EI) s'est attribué la responsabilité d'une série d'attaques meurtrières en Arabie saoudite, visant particulièrement la minorité chiite ou les forces de sécurité.

SOURCE : FRANCE24

12 avril 2016

Côte-d’Ivoire: Décès de Ben Soumahoro à Accra

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Une information reçue d’Accra au Ghana annonce le décès ce lundi soir de Mamadou Ben Soumahoro en exil. Ce décès serait la conséquence d’un accident vasculaire cérébral [AVC] survenu en 2015. Depuis lors, l’ancien DG de la RTI, très proche de Laurent Gbagbo, était presque tout le temps alité.

Certaines informations le donnaient partiellement paralysé. Sa famille l’avait isolé, lui coupant presque toute communication.

Parti de la Côte-d’Ivoire en avril 2011 après la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, Ben Soumahoro avait avec sa plume haute en couleurs, habitué les Ivoiriens aux longues tirades «pamphlets» contre Ouattara et son entourage. Dominique Ouattara était l’une de ses cibles favorites. L’ancien mari de la ministre Anne Ouleto surnommé «dossier en béton» ou encore Waraba, l’ex député Mamadou Ben Soumahoro était un professionnel respecté dans le monde du journalisme en Côte-d’Ivoire, malgré un militantisme politique qui l’aura conduit du PDCI-RDA au FPI en passant par le RDR d’Alassane Ouattara.

Le sort aura voulu qu’il décède un 11 avril 2016, cinq ans après un certain 11 avril 2011.

 

Connection Ivoirienne

Côte-d'Ivoire « Funeste anniversaire » 5 ans après, où en est la réconciliation ?

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« 11 avril 2011-11 avril 2016: 5 ans déjà! Funeste anniversaire !

« On ira jusqu'au bout », lance Laurent Gbagbo de son box d'accusé à la Cour Pénale Internationale, lors de sa première comparution en décembre 2011. « On ira jusqu'au bout » traduit clairement la ferme détermination du célèbre prisonnier à œuvrer pour l'éclatement de la vérité. La formule est reprise en écho par tous les africains engagés dans le combat de la souveraineté. « On ira jusqu'au bout », loin d'être un cri de guerre entonné par des partisans d'un jusqu'au boutisme revanchard, est plutôt le chant de ralliement de tous ceux qui, épris de paix, se mobilisent pour le triomphe de la vérité, gage de cohésion et de réconciliation. Empruntons la définition du mot réconciliation à l'évêque Desmond Tutu: «Examiner le passé douloureux, le reconnaître, le comprendre et par-dessus tout, le transcender ensemble, voilà le meilleur moyen de garantir qu'il ne se reproduise et ne puisse se reproduire». Transcender ensemble! C'est là toute la problématique.

La réconciliation n'est donc pas un veule aplatissement d'une partie face à une autre, un musellement des vaincus face aux vainqueurs, mais un acte consenti, un cheminement commun grâce auquel la société s'éloigne d'un passé de divisions pour se rapprocher d'un avenir partagé. La réconciliation est donc vitale. Mais comment y parvenir? Il n'y a pas de remèdes miracles ni de recettes universelles. Chaque peuple doit puiser en lui-même ses ressources propres à pardonner et à vouloir tourner la page.

C'est pour cela que le FPI du Président Laurent Gbagbo, fidèle à la philosophie de son fondateur, n'a de cesse d'appeler, par les moyens démocratiques, les autorités actuelles à s'inscrire résolument et sincèrement dans le mouvement en libérant tous les prisonniers d'opinion, en initiant des politiques formelles de retour et de réinsertion des centaines de milliers d'exilés ivoiriens. Mais leur cécité et leur surdi-mutité politiques face à ces préoccupations légitimes ne font que favoriser la perpétuation d'une société profondément déchirée où les relations humaines sont gâchées par la peur de l'autre, la méfiance et la suspicion…

Pour notre part, nous continuerons le combat, convaincus que la graine d'espoir en une Afrique libre et souverainesemée par Laurent Gbagbo poursuivra sa croissance. Et les ronces de l'adversité ne sauront l'étouffer. Pas plus que l'aridité des chemins rocailleux qui conduisent à l'exil et à la prison la flétrir. Cette graine croîtra, fièrement, loin des piétinements et des reniements des Judas et des Talleyrand experts en pirouettes politiques. Telle est la foi qui me porte dans cette lutte… »

Connection Ivoirienne

13 mars 2016

Au moins 12 personnes ont été abattus, dont 4 Européens en Côte-d'Ivoire

attaque cote d'ivoire, grand bassam attaque

Au moins douze personnes ont été abattus, dont quatre Européens par quatre hommes armés dimanche dans une attaque à Grand Bassam, une station balnéaire de la ville à environ quarante kilomètres d'Abidjan, a rapporté Reuters.

« J'ai vu 7 morts que je filmais. Il y avait quatre attaquants. Je nageais quand ils ont commencé et je me suis enfui », a déclaré Dramane Kima, un témoin qui a montré la vidéo des corps à Reuters. Il a également pris des photos de grenades et des munitions qu'il croyait avoir été laissé par les assaillants.

 

L'identité et le motif des hommes armés est encore inconnue.

18 février 2016

SPORT: Serge Arier - PSG, c'est fini ! il ne disputera plus de rencontres sous le maillot du PSG

PSG Serge Aurier, Serge Aurier

L'ancien attaquant France Christophe Dugarry estime que Serge Aurier ne jouera jamais pour le Paris Saint-Germain à nouveau après avoir insulté le gestionnaire Laurent Blanc et ses coéquipiers y compris Zlatan Ibrahimovic.

 

Aurier, 23 ans, a été suspendu indéfiniment par les championnats de France le dimanche après sa bourde sur les réseaux sociaux. L'arrière droit a présenté ses excuses, mais ratera le match de la Ligue des Champions mardi contre Chelsea.

Lors d'une conférence de press d'avant le match aller des huitièmes de finale du PSG, Blanc condamne les actions Aurier comme "pitoyable." Et Dugarry affirme sur Canal+: "Aurier ne portera plus jamais  le maillot du PSG a nouveau, Il sera envoyé aux  dans l’équipe des réserves et sera vendu en fin de saison.

Paris Saint Germain a finalement décidé de sanctionner financièrement et sportivement le latéral ivoirien du Paris Saint Germain, Serge Aurier.

En effet, l’auteur de la vidéo scandale sur Périscope insultant Laurent Blanc de « fiotte״ perd sa prime d’éthique de 180000€.

Après avoir été mis à l’écart du groupe peu après le scandale, le joueur africain ne disputera plus de rencontres sous le maillot rouge et bleu jusqu’à la fin de la saison

 

SOURCE: EUROSPORT, ESPNFC

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12 février 2016

Général d'armée ou Chef d´Etat-Major: Curieuses formations des nouveaux Ambassadeurs Africains

CPI LAurent Gbagbo, Mangou Philippe

Au début de ce mois de janvier 2016, plusieurs journaux ont présenté une manchette sur la future nomination de Yacouba Isaac Zida, l´ex premier ministre de la transition au Burkina Faso, comme ambassadeur du Burkina à Washington. D´après ces mêmes sources, il ne resterait à présent que la signature du président Roch Marc Kabore pour rendre cette nomination effective. Si cette nomination venait à être confirmée, Zida viendrait compléter la longue lignée des généraux et des chefs d'état-major de l´espace francophone qui deviennent des ambassadeurs, loin de leur pays en pleine tourmente. On se souvient encore de la retentissante nomination des Généraux Philippe Mangou et Kassarate, comme ambassadeurs respectivement au Gabon et au Sénégal, qui avait suscité des interrogations dans tous les sens. Pour certains, c´était un gage de récompense pour avoir trahi Gbagbo, pour d´autres c´est la prime pour leur témoignage contre Gbagbo à la CPI. 

En tout cas, ce parcours devient vraiment intrigant. Le continent, qui a le plus besoin de ses experts militaires pour défendre sa population martyrisée depuis plus de 600 ans, expatrie ses généraux au titre d´ambassadeur alors que croupissent dans le chômage ses illustres diplomates de carrière, fières descendants des pourfendeurs de l´arbre à palabre.

Il faut tout de suite noter que dans les autres pays du monde on croise souvent, au sein des ambassades ou des représentants diplomatiques, des attachés militaires et de défense qui sont des militaires. Par contre, la nomination d'officiers aguerris au poste d'ambassadeur demeure donc un fait rare dans ces pays. Cependant, le fait de nommer des officiers, aux qualités militaires reconnues, comme ambassadeur, a une grande signification politique. Ce genre de nomination signifie clairement que la coopération entre les deux nations concernées est basée en priorité sur les questions militaires, bien entendu au profit de celui qui place son officier. Cette tendance aurait pu faire trembler les autres continents, si ceux-ci venaient à prendre l'Afrique au sérieux en pensant que le continent Africain était en train de planifier une invasion simultanée. Heureusement ce n'est pas le cas. 

Malheureusement, une fois de plus, pour l'Afrique, ces nominations sont plutôt à son détriment. Plusieurs raisons sont d'ailleurs notées par les analystes pour justifier ces affectations ou mesures d'éloignement d'un:

-  Chef d'état-major qui refuse d'accompagner un coup d'état militaire ou constitutionnel, mais qui reste passif devant la destruction de son pays.

-  General qui est capable de veiller à la défense de son peuple et de l'intégrité du territoire.

-  Aide de camps qui a bien servi mais qui pourrait être dangereux si le sous-préfet en place souhaitait modifier la constitution.

-  Officier qui aurait des tendances nationalistes ou panafricaines.

-  Homme fort de l´armée, capable de bloquer toute aventure génocidaire planifiée dans son pays ou de défendre les intérêts de leur peuple face aux super prédateurs.

-  Groupe d'officiers sans vergogne, ni amour propre, pour les remercier d'avoir trahi leur peuple et leur nation au profit de l'empereur du moment qui ignore qu'il est déjà déchu.

-  Etc…

L'Afrique est un continent pacifique qui n'a pas de visée expansionniste ou meurtrière. Si c'était le cas cela se saurait depuis longtemps. Les peuples des pays Africains sont donc en droit d'interroger ce genre d'expatriation de ceux de nos hommes qui maitrisent très bien la science de la guerre et de la défense. J'irai même plus loin, les peuples d'Afrique doivent simplement veiller à bloquer cette saignée défavorable à notre continent, déjà bien meurtri par le manque d'hommes capables d'organiser sa défense.

Douala Ngando

CAMEROONVOICE

Procès de Laurent Gbagbo: la chronique d'un meurtre annoncé

cc3b4te-divoire_laurent-gbagbo.jpgEn effet, après 5 ans d'emprisonnement, la CPI prétend qu'il lui faudrait un peu plus de quatre ans encore pour juger Laurent Gbagbo.

Il s'avère que cinq ans c'est déjà beaucoup. En cinq ans, cette cour a eu largement le temps d'instruire cette affaire. Elle ne l'a pas fait, manque de preuve sur la culpabilité de l'ancien chef d'État ivoirien.

Comment expliquer au monde qu'on puisse garder un homme en prison dix ans sans le juger ? Dans quel état mental et physique cette personne s'en sortira-t-elle ? Admettons qu'elle soit innocente comment faire pour lui rendre ces années perdues ?

C'est proprement scandaleux. C'est un meurtre social, physique et psychologique qui ne dit pas son nom. C'est une mise à mort à la manière de leurs frappes chirurgicales dont eux seuls ont le secret…

Non, il ne faut pas dix ans pour décider de la culpabilité ou de l'innocence d'un homme. C'est une farce… Un assassinat qui se refuse de porter son étiquette. C'est la chronique d'un meurtre annoncé.

Calixthe Beyala

Enorme ! Quand L'AFP innocente Blé Goudé

CPI ble goude, laurent gbagboVoici ce que ce matin un de nos honorables correspondants nous envoie :

"le témoin d'hier a dit que les "dioulas" ont été agressés après un meeting de blé goudé le 25 février 2011

or voici une dépêche afp qui indique JUSTEMENT que l'attitude pacifique de Blé Goudé irritait les jeunes patriotes et le mettait dans une situation d'insécurité politique et personnelle"

Mis en ligne initialement le 25 février 2011

Sous le titre :

Yopougon: Blé Goudé provoque une fois de plus l'ONUCI

Charles Blé Goudé, ministre et chef des « patriotes » partisans du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, a appelé vendredi les jeunes à « s’organiser en comités pour empêcher « par tous les moyens », la force de l’ONU dans le pays de circuler lors d’un rassemblement vendredi à Abidjan.

« Je demande à la jeunesse de Côte d’Ivoire de s’organiser en comités pour empêcher l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire, ndlr) de circuler par tous les moyens », a-t-il lancé devant quelque 3.000 personnes dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon (ouest).

« Aujourd’hui ce ne sont pas les rebelles qui nous font la guerre, c’est l’Onuci qui nous la fait », a-t-il affirmé, appelant à créer des « comités d’autodéfense dans les quartiers ».

« Il faut éviter de tomber dans le piège de la guerre civile », a-t-il toutefois déclaré.

« C’est le piège que nous tend l’ennemi. Je ne veux pas qu’à leur casse vous répondiez par la casse », a dit le ministre de la Jeunesse de Laurent Gbagbo.

La réunion publique s’est terminée dans une ambiance houleuse, et Charles Blé Goudé a été chahuté à sa sortie. Des militants ont manifesté leur colère, réclamant un mot d’ordre d’aller combattre le camp Ouattara ou de prendre le « Golf », l’hôtel qui sert de QG au camp adverse.

« On veut libérer, on veut libérer, on veut se battre! », criaient certains.

« Nous sommes dans nos quartiers en train de souffrir et lui nous parle d’être calmes, c’est de la foutaise! On veut aller assiéger l’Onuci. On va mourir, c’est vrai, mais on va libérer notre pays! », a expliqué à l’AFP un groupe de jeunes militants.

La Côte d’Ivoire et Abidjan en particulier connaissent depuis une semaine une flambée de violences entre partisans ou forces armées loyales à M. Gbagbo et sympathisants d’Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale.

Dans un communiqué publié à l’issue du conseil des ministres de jeudi, le gouvernement Gbagbo a dénoncé « l’attitude complice des forces onusiennes » dans « l’infiltration » de « rebelles » dans plusieurs quartiers d’Abidjan.

Le camp Gbagbo réclame depuis décembre le départ de l’Onuci, qu’il accuse d’avoir pris parti pour son adversaire.

(©AFP)

10 février 2016

DECONSTRUCTION ANTHROPOLOGIQUE ET HISTORIQUE DE LA COTE D’IVOIRE PAR BENSOUDA

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LE SILENCE COMPLICE ET COUPABLE DES INTELLECTUELS IVOIRIENS.

Au cours des deux premiers jours de l’ouverture du procès intenté contre le président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé à la Cour pénale internationale (Cpi) de La Haye, la procureure d’origine gambienne Fatou Bensouda et son équipe de l’accusation, ont fait un exposé au contenu fort dangereux quant aux conséquences sociales qu’il pourrait engendrer. En effet, pour démontrer que les prévenus sont poursuivis devant la Cpi pour crimes contre l’humanité, l’accusation, sans scrupule aucun, a soutenu qu’il y en en Côte d’Ivoire, deux frontières : une entre les ethnies et une autre entre les religions. Aussi, a-t-elle divisé ce pays en deux grandes parties : d’un côté les sudistes occupés par les Bhété et assimilés qui sont chrétiens ; les nordistes qui sont les Dioula de religion musulmane de l’autre. Selon elle, le président Laurent Gbagbo, sudiste, d’ethnie bhété et chrétien, refusant de céder le pouvoir qu’il a perdu au terme du deuxième tour des élections présidentielles de 2010, a organisé le génocide des partisans de son rival Alassane Ouattara, nordiste, Dioula et musulman. Au-delà des contre-vérités qui entourent ces élections, ce qui a été frappant, c’est la division de la Côte d’Ivoire en deux parties entre Bhété chrétiens au Sud et Dioula musulmans au Nord et tout l’effort de déconstruction de la réalité historique et anthropologique de notre pays. En d’autres lieux, un tel discours qui met en mal tous les acquis de la connaissance de notre pays, aurait pu déclencher, dès le lendemain, en dehors des chapelles politiques, de vives réactions aussi bien des responsables religieux que des intellectuels ivoiriens. Mais c’est plutôt un silence de cimetière pourrait-on dire complice, qui a fait suite au discours de l’accusation contre le président Gbagbo. Et dans ce concert de silence, les voix éteintes surtout des Historiens et des Anthropologues qui frisent la démission dans leur rôle d’éclaireurs de la société sont fort troublantes.


En effet, en tentant de démontrer que la crise postélectorale qu’a connue la Côte d’Ivoire, est une crise ethno-religieuse, là où tous les observateurs avertis et honnêtes de la scène politique ivoirienne savent que cette crise en réalité a été provoquée par la France impérialiste et néocoloniale pour mettre fin aux velléités indépendantistes et souverainistes du président Laurent Gbagbo, la procureure Bensouda a simplement pris un raccourcis qui, si cela a prospéré ailleurs en Afrique, ne reflète pas du tout la réalité ivoirienne. En Côte d’Ivoire, tout le monde le sait, il n’y a pas de frontière entre les ethnies, ni de frontière entre les religions. Au contraire, les populations quelque soient leurs ethnies et leurs religions vivent dans les villages et les villes comme dans les quartiers, en bonne intelligence et dans une parfaite convivialité. Cela est une vérité qui remonte très loin dans le temps. Même quand à partir des années 1980 et surtout depuis l’intrusion d’Alassane Ouattara dans la vie politique ivoirienne, certains courants fondamentalistes et extrémistes ont tenté de construire autour de ce dernier un Islam contre la laïcité dans le but d’en faire une religion d’Etat, ce projet n’a pas pu prendre pied en Côte d’Ivoire car le sentiment d’unité et de fraternité qui lie les Ivoiriens est très fort et va au-delà des considérations politiques, idéologiques et religieuses. Et comme l’a démontré brillamment Me Agathe Barouan, avocat de la défense, le 1er février 2016, il n’est pas rare de voir dans les familles ivoiriennes, vivre en bonne entente, des membres se réclamant de telles obédiences politiques ou de telles religions différentes les unes des autres. Mais en présentant ces contre-vérités pour justifier et soutenir une cause, Bensouda ne fait pas que simplement étaler son ignorance sur notre pays, mais elle se hasarde à déconstruire à dessein, toute sa réalité anthropologique et historique. Ainsi, pour elle, la Côte d’Ivoire n’est habitée que par deux peuples antagonistes pratiquant deux religions dans deux espaces géographiques différents[1]. Coupant le pays au 6ème parallèle juste au niveau de Bouaké, la capitale du Centre, toutes les populations vivant au Nord de cette ville sont toutes des Dioula et sont musulmanes. Et au Sud, il y a les Bhété chrétiens. Les 60 ethnies regroupées dans cinq grandes aires[2] dont on a souvent évoqué l’existence dans les enseignements scolaires et universitaires et quelque fois à la télévision nationale ainsi que la multitude de personnes pratiquant les religions dites traditionnelles ont été simplement et purement effacés au détour d’un discours à forte charge polémique. C’est sur ces affirmations erronées que logiquement, devraient spontanément réagir les intellectuels, du moins ceux qui se réclament comme tels, surtout les Anthropologues, les Historiens et les Sociologues ivoiriens. Mais jusqu’ici, point de réaction et le danger est que, si ces faussetés ne sont pas décriées, nos populations et surtout les jeunes, grâce aux média et aux réseaux sociaux, pourraient les intérioriser et les prendre pour vérité. La question qui vient à l’esprit, est de savoir, pourquoi, les intellectuels voire les universitaires ivoiriens qui se sont échinés à faire de la recherche plusieurs années durant pour enseigner des connaissances devenues des acquis[3] se taisent-ils ? Est-ce par peur du contexte politique actuel fait de dictature où les nouveaux gouvernants ne font pas mystère de leur volonté de « nettoyer » d’une manière ou d’une autre tout opposant par leurs agents sans grade ni formation appelés pompeusement Force républicaine de Côte d’Ivoire (Frci), leurs chasseurs-dozo ou police parallèle dont la présence est étouffante, leurs armées de « microbes », ces gamins-égorgeurs qui pullulent dans les rues ? Ou est-ce simplement par crainte de perdre un poste juteux ou par lâcheté en tant que membre d’une formation politique qui soutient les gouvernants actuels ? Enfin, est-ce parce qu’ils approuvent ce qui arrive à Gbagbo, un intellectuel qui dérange trop, que même si ce qu’on dit de lui ou qu’on lui attribue parce qu’il est de telle ethnie et de telle religion est faux, ils se taisent par jalousie et par mésestime ? Or, qu’est-ce qu’un intellectuel ? Quelle est sa place et son rôle dans la société ?


La discussion sur ce qu’est un intellectuel et son rôle dans la société est apparue en France à la faveur de la prise de position ferme d’Emile Zola dans ce qu’on a appelé « L’affaire Dreyfus »[4]. En effet, suite à la condamnation aux travaux forcés aux Antilles dans l’île du Diable du capitaine juif Alfred Dreyfus accusé par la hiérarchie militaire française d’avoir livré des documents à l’ennemi dans la guerre franco-allemande de 1870 soldée par la défaite retentissante de la France, Zola, romancier déjà célèbre, dont les écrits dérangeaient la bourgeoisie de l’époque qui exploitait à outrance le monde ouvrier, prit fait et cause pour le condamné. Dans une lettre intitulée « J’accuse !... » publiée dans le journal L’Aurore du 13 janvier 1898 et adressée au président Français Félix Faure, Zola prit le risque de dénoncer toute la nébuleuse qui entoura cette affaire. Son but étant d’obliger le gouvernement à agir et à réagir pour pousser à la révision de la sentence jugée sévère et injuste contre le jeune Dreyfus, sa lettre fut accueillie comme un scandale par les bonnes consciences de tout bord, notamment militaires comme civiles, monarchistes et républicains, conservateurs et révolutionnaires, bourgeois et ouvriers, etc. En plus de cette lettre, Zola organisa des pétitions - autrefois on disait manifeste - d’intellectuels de grande renommée - professeurs, étudiants, artistes, littérateurs, etc,- et réussit par ces actions à diviser toute la France, dans la campagne comme en ville, dans les familles, en deux camps : les dreyfusards et les anti-dreyfus.


« Zola qui avait agi seul, contre l’Etat, le gouvernement, l’armée et l’opinion publique, obligeait chacun à prendre position. En posant, pratiquement, par l’exemple, la place de l’intellectuel dans la cité... Zola encourageait les prises de position au grand jour », écrit Philippe Oriol, un de ses biographes.[5] Naturellement, une telle entreprise ne va pas sans risques[6]. Mais ce n’est pas pour autant que Zola ne la mena pas. Ayant une claire conscience de son rôle d’intellectuel, celui de forger les consciences à soutenir et valoriser la justice, l’égalité entre les citoyens, à promouvoir la fraternité et la paix sociale, Zola apparut comme l’un des premiers Français à mettre sa plume au service du citoyen, victime d’injustice. Il est vrai qu’avant lui, des philosophes comme Montesquieu, Voltaire et Rousseau, des littérateurs comme Victor Hugo et Lamartine etc, ont pu dénoncer avec véhémence certains travers de leur temps au point de vivre pour certains l’exil, mais leurs œuvres furent purement des sommes de réflexions humanistes. Zola fut manifestement le premier à faire de ses écrits un instrument de combat.


A sa suite, on verra, dès le début du XXème siècle l’avènement d’une nouvelle race d’écrivains qui se réclameront comme des intellectuels engagés. On dira alors d’intellectuel « l’homme cultivé qui agit « sans mandat politique », en se servant des moyens propres à son métier, dans un contexte étranger à ce dernier, et ce dans l’intérêt des affaires publiques – précisément dans l’espace public politique »[7]


C’est au regard de cette définition qu’on verra, à la faveur des guerres successives auxquelles la France fut confrontée, - la crise marocaine (1904-1911), la Première Guerre mondiale (1914-1918), les écrivains se retrouver sur le terrain de la Défense nationale cédant à la fièvre ou à l’inquiétude qui s’empara de l’opinion publique. Des grands noms comme Anatole France, Maurice Barrès, Romain Rolland, Guillaume Apollinaire, Paul Claudel, Charles Péguy, etc. marqueront les esprits en France en décelant très tôt dans la guerre une mise à mort de la civilisation et beaucoup d’entre eux exalteront l’idéal d’émancipation humaine. Après la Deuxième Guerre mondiale, lorsque la détresse s’empara à nouveau des Français suite à la défaite humiliante face aux forces armées nazi qui entrainera l’occupation, les persécutions politiques et raciales le plus souvent dans des camps de concentration, de nouveaux écrivains comme André Gide, Sade, André Breton, François Mauriac, André Malraux, etc., et particulièrement des philosophes comme Albert Camus, Jean-Paul Sartre, Gabriel Marcel, etc., après avoir dénoncé l’absurdité du monde, refuseront cependant de s’abîmer dans un désespoir stérile. Ils seront reconnus comme de nouvelles consciences qui, de révoltées contre la guerre, le mal, le mensonge d’Etat, les injustices, les mécanismes de réduction de l’homme et d’asservissement de l’esprit par la propagande, les négations inacceptables de certaines races, pousseront à l’engagement dans la construction d’un monde plus humain. Le plus souvent, leurs prises de position pour défendre l’homme seul, ou l’homme en société se sont faites en dehors des chapelles politiques. Car, quand un homme est en situation, de danger, d’aliénation et d’animalisation, il y a au niveau de la conscience de tout homme et plus encore des intellectuels, du seul fait qu’on soit un homme, un appel urgent à aller vers lui, pour le secourir, pour lui (re) donner toute sa dimension d’homme. Et cela, sans parti pris de religion, d’idéologie et d’appartenance à un groupement politique. Laisser un homme s’abîmer dans le désespoir parce qu’isolé, laisser un homme mourir en invoquant des considérations politiques, philosophiques, idéologiques qu’on ne partage pas avec lui, est un crime. Se taire sur les mensonges organisés, les mensonges d’Etat ou partisans est une démission de sa qualité d’homme.


Ainsi, par exemple, pour ne pas se rendre coupable devant l’Histoire comme l’ont été des grands esprits comme Hegel, Voltaire, Kant qui ont exalté la traite négrière en dépréciant l’Homme noir jusqu’à l’animaliser, Sartre prendra, lui, la défense de ces Noirs et soutiendra leur lutte émancipatrice pendant la décolonisation. Avec Orphée noir, titre de sa préface à La nouvelle anthologie des poètes noirs de L-S Senghor parue en 1948, Sartre, se révélera comme un tiers-mondiste et un anticolonialiste.
Si donc, on retient que l’intellectuel, c’est « l’homme cultivé qui agit « sans mandat politique », en se servant des moyens propres à son métier », voire l’homme cultivé qui agit en dehors de sa chapelle politique, son action étant dictée par sa conscience à défendre la cohésion de sa communauté, au regard actuel du silence bruyant des universitaires face à la déconstruction anthropologique et historique de la Côte d’Ivoire par Bensouda sous la dictée d’Alassane Ouattara et de ses mandants européens, peut-on dire qu’il y a des intellectuels dans notre pays ? J’en doute. Sinon, ils ne peuvent pas rester là, à se taire et à regarder Bensouda semer les germes d’une prochaine déflagration sociale sur des bases ethno-religieuses montées de toutes pièces et entretenues. Le silence de ces universitaires, particulièrement les Anthropologues, les Historiens et les Sociologues aide les ennemis du pays à mettre en conflit les populations jusqu’ici paisibles de notre pays sur des désaccords artificiels. En suivant leur silence complice et coupable, on en vient à regretter la génération des Georges Niangoran Bouah, Harris Memel Fotê, Jean-Marie Adiaffi... Au temps du parti unique triomphant, où certains hommes politiques larbins, pour avoir leur place au soleil, sans rigueur morale aucune, ont tenté de faire plaisir au président Houphouët-Boigny en lui faisant croire qu’avant lui, la Côte d’Ivoire n’existait pas et que tout avait commencé avec lui, ces hommes, de vrais intellectuels, ont trouvé la force de dire la vérité sur l’histoire de notre pays et sur la réalité des hommes et des femmes qui l’habitent et le construisent dans un effort commun soutenus. Mais cette génération est peut-être morte sans enfanter de nouveaux redresseurs des contre-vérités sur notre pays.

 

[1] Elle transpose en Côte d’Ivoire, le cliché du Rwanda où deux peuples, les Tutsis et les Hutus ont été mis artificiellement en conflits sur des considérations ethno-religieuses par la France. Pour avoir été substitut du procureur du Tribunal pénal international du Rwanda, elle ne s’est pas gênée d’appliquer ce qu’elle croit général et commun à toute l’Afrique. Pour elle, il ne peut exister de conflits d’ordre idéologique du genre souverainistes contre conservateurs de l’ancien ordre dominé par la France. En Afrique, en l’écoutant, tout conflit politique ne peut s’expliquer que par des considérations ethno-religieuses.

[2] Il s’agit des Mandé, des Gur ou voltaïques, des Akan, des Krou et des Lagunaires

[3] Après les balbutiements des années 1960, l’historiographie des peuples de Côte d’Ivoire devient plus nette à partir de 1970 et est bien fournie dans les années 1980. A partir de cette dernière année, anthropologues, archéologues et historiens se sont accordés sur des chronologies précises, sur des contenus élaborés à partir de sources variées et sur des méthodes qui ont rendus dynamique la connaissance de l’histoire des peuples de Côte d’ivoire, leur migration, leurs modes d’occupation de l’espace, leurs productions intellectuelles, matérielles, économiques et artistiques ainsi que leurs organisations politiques et sociales. Des synthèses ont été faites et des ouvrages de vulgarisation sous forme de manuels scolaires, ont été réalisés. Ce sont des acquis qu’on ne peut pas venir détruire au détour d’une plaidoirie pour satisfaire une vision et une cause. (Cf à ce propos les quatre volumes du Mémorial de la Côte d’Ivoire, édit. A.M.I. Abidjan, 1989 et l’ouvrage de Pierre Kipré, Côte d’Ivoire. La formation d’un peuple, SIDES/IMA, Paris 2005

[4] Selon Habermas, le terme intellectuel a été créé dans le contexte français de l’affaire Dreyfus. (Habermas, Ecrits politiques. Culture, droit, histoire, Flammarion, Paris, 1999, p.35.)

[5] Philippe Oriol, « J’accuse!... ». Emile Zola et l’Affaire Dreyfus, Librio, Paris, 1998, p. 11.

[6] Zola sera fait prisonnier sur ordre du gouvernement, jugé et condamné. Par la suite, il connaîtra l’exil et une mort atroce jamais élucidée. Mais il a été admis au panthéon des grandes figures qui ont marqué la France.

[7] Habermas, citant Anatole France, op.cit. p.35

 

Lazare KOFFI KOFFI. 

09 février 2016

Côte d’Ivoire : mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, la justice burkinabè persiste et signe

8157425-12731021.jpgLa justice militaire burkinabè a déclaré lundi, lors d'une conférence de presse à Ouagadougou, que ses juges n'avaient aucune intention de lever le mandat d'arrêt international émis contre Guillaume Soro dans le cadre de l'enquête sur la tentative de coup d'État, mi-septembre.

Pas question de lever le mandat d’arrêt international émis le 8 janvier contre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro. C’est, en substance, le message transmis lundi 8 février à la presse par le lieutenant-colonel Norbert Koudougou, procureur du tribunal militaire de Ouagadougou en charge de ce dossier brûlant. Depuis quelques jours, de nombreuses rumeurs faisaient état de pressions du pouvoir politique sur les juges d’instruction afin de lever leur mandat d’arrêt contre la deuxième personnalité de l’État ivoirien, dont l’implication supposée dans la tentative de coup d’État contre le régime de transition burkinabè, mi-septembre, empoisonne les relations entre le Burkina et la Côte d’Ivoire depuis plusieurs mois.

« Personne n’a demandé à un juge d’instruction de lever un mandat d’arrêt. Il n’y a eu aucune pression pour lever le mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, a martelé le lieutenant-colonel Koudougou. Le juge d’instruction travaille en toute indépendance. Le succès de l’instruction c’est le succès de toute la procédure et le juge d’instruction qui a posé un acte ne peut lui-même l’annuler ou le retirer du dossier. » Le procureur a ajouté que toutes les précautions avaient été prises pour que la validité de la procédure ne soit pas remise en cause « lorsque les bruits ont commencé à courir derrière ces mandats ».

Gilets par balles, grenades lacrymogènes et hélicoptère

Le lieutenant-colonel Norbert Koudougou a également précisé que la justice militaire n’avait pas « encore pu
authentifier » les écoutes téléphoniques qui impliqueraient Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré, dans une tentative de soutien opérationnel et financier aux putschistes de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP).

Comme l’indiquait Jeune Afrique, les juges d’instruction burkinabè veulent en effet d’abord entendre le président de l’Assemblée nationale ivoirienne sur deux points : la découverte de 300 gilets pare-balles et de grenades lors d’une perquisition à son domicile de Ouagadougou, début octobre, et l’aller-retour d’un hélicoptère de l’armée de l’air burkinabè entre Ouaga et la petite ville de Niangoloko, près de la frontière ivoirienne, le 19 septembre, deux jours après la prise du pouvoir par le général Gilbert Diendéré. L’appareil avait récupéré des caisses de grenades lacrymogènes et une valise auprès de véhicules venus de Côte d’Ivoire.

Un seul mandat d’arrêt exécuté sur dix-huit 

Le procureur Koudougou a aussi profité de cette conférence de presse pour faire le point sur les autres dossiers traités par le tribunal militaire. D’après lui, 63 personnes (46 militaires et 17 civils) ont été inculpées pour leur rôle dans la tentative de coup d’État de mi-septembre et 9 autres (dont 6 en détention) dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président Thomas Sankara.

En tout, 18 mandats d’arrêts ont été émis par le pool de juges d’instruction (composé de deux militaires et d’un civil) du tribunal militaire. Seize sont liés au putsch manqué et deux à l’affaire Sankara, dont celui visant Blaise Compaoré. Sur ces 18 mandats d’arrêts, un seul a été exécuté : celui visant le général Gilbert Diendéré, interpellé début octobre après l’échec de son coup d’État contre le régime de transition.

 

JEUNE AFRIQUE

05 février 2016

À qui profite le virus Zika?

virus Zika, Zika

Ce lundi 1er février, l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré que les cas récents de microcéphalie et autres troubles neurologiques signalés au Brésil -  symptômes liés au virus Zika – constituent une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). L’organisation n’a pas fourni plus d’informations sur ce virus. En attendant plus de précisions sur le sujet, signalons ici que le virus fut découvert en 1947. Nous savons aujourd’hui qu’il est d’une part transmis sexuellement et d’autre part qu’il est mis sur le marché mondial par deux sociétés: LGC Standards (siège social en Angleterre) et ATCC (siège social aux États-Unis).

Le Groupe LGC est:

“…l’institut désigné en Grande Bretagne comme le National Measurement Institute pour les mesures chimiques et bioanalytiques, leader international dans les services de laboratoire, les normes de mesure, les matériaux de référence, la génomique, et les marchés de tests d’aptitude.”

L’une de ses branches, LGC Standards, se définit comme:

“…un producteur et distributeur mondial des matériaux de référence et des systèmes d’essais d’aptitude. Basée à Teddington, Middlesex, Royaume-Uni, l’entreprise dispose de 30 années d’expérience dans la distribution de matériaux de référence et d’un réseau de bureaux de vente dédiés dans 20 pays, 5 continents. Ces produits et services de haute qualité sont essentiels pour la mesure analytique précise et le contrôle de qualité, ce qui permet d’assurer que les bonnes décisions sont prises en fonction d’une base de données fiables. Nous produisons un nombre inégalé de matériaux de référence accrédités par le Guide ISO 34 dans des installations sur 4 sites à travers le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Allemagne.”

LGC Standards a formé un partenariat avec ATCC, se définissant pour sa part comme:

“…la ressource et l’organisme qui normalise des matériaux biologiques mondiaux de premier plan dont la mission se concentre sur l’acquisition, l’authentification, la production, la conservation, le développement et la distribution de micro-organismes classiques de référence, des lignées cellulaires, et d’autres matériaux. Tout en conservant les matériaux traditionnels de collecte, l’ATCC développe des produits de haute qualité, des normes et des services pour soutenir la recherche et les développements scientifiques qui améliorent la santé des populations mondiales » .

Le partenariat ATCC-LGC vise à faciliter:

“la distribution des cultures d’ATCC et des produits bio à des chercheurs en sciences de la vie à travers l’Europe, l’Afrique et l’Inde et [...] à rendre plus facilement accessibles les ressources importantes d’ATCC aux communautés scientifiques européennes, africaines, et indiennes en détenant localement des stocks de plus de 5000 articles de culture particulière soutenus par notre réseau de bureaux locaux qui délivrent le plus haut niveau de service au client et de support technique.”

Cela dit, qui détient le brevet pour le virus? La Fondation Rockefeller!

Pourquoi la question de la propriété des brevets du virus Zika n’a-t-elle pas fait l’objet d’une couverture médiatique?

Rappelons-nous les paroles prononcées par David Rockefeller à une réunion de la Commission Trilatérale en Juin 1991:

“Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d’autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l’exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et prêt pour un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés”.

L’appropriation du virus Zika par la Fondation Rockefeller, ne ferait-elle pas partie  d’un tel projet de domination, au prétexte de la lutte contre la maladie?

De plus, il est important de noter que le virus Zika est une marchandise qui peut être achetée en ligne via le site de l’ATCC-LGC pour 599.00 euros. Les redevances vont à la Fondation Rockefeller.

Guillaume Kress

L'hommage du quotidien français Médiapart à Gbagbo

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Entre son arrestation sous les bombes françaises le 11 avril 2011 et son transfert à la Cour pénale internationale à La Haye, durant ses huit mois de détention à Khorogo, il n'y avait guère que de simples citoyens ivoiriens, camerounais et autres Africains à le défendre sans relâche. Dès le 16 avril 2011, ils manifestaient à Paris, place de la Bastille, pour lui crier leur solidarité.

Quant aux rares personnalités politiques ayant pris sa défense avant sa chute, elles s'étaient alors murées dans le silence pour ne pas déplaire à la France, qui fêtait en une grande pompe l'avènement de son préfet nègre réintégrant la Côte d'Ivoire dans le giron françafricain d'où Laurent Gbagbo avait péniblement tenté de l'en extraire. La Côte d'Ivoire était revenue à son point de départ.

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Côte d'Ivoire : le régime Ouattara avoue (par maladresse) ses fraudes électorales (Blog de Theophile Kouamouo)

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Le menteur se prend toujours les pieds dans le tapis de ses propres mensonges. Lors du premier Conseil des ministres de l'ère Ouattara II, en Côte d'Ivoire, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné, a avoué quasi-ouvertement que des fraudes électorales ont eu lieu dans les provinces septentrionales du pays à la faveur de l'élection présidentielle du 25 octobre dernier. Soucieux de convaincre son auditoire (et la communauté internationale) que le taux de participation réel n'était pas si bas que cela, il a révélé des statistiques sur le nombre de morts qui demeurent sur la liste électorale en raison de « l'apurement » incomplet de celle-ci.

Ces morts représenteraient, a-t-il dit [regardez cette vidéo, autour de 18'10 »] environ 10% du corps électoral. A priori, ces morts sont plus ou moins équitablement répartis sur l'ensemble du territoire national. Ils doivent même être sur-représentés dans les zones rurales et déshéritées du nord du pays, où la pauvreté et la malnutrition sont plus élevées, et où la prise en charge sanitaire des populations est plus faible.

Theophile Kouamouo

03 décembre 2015

Côte d’Ivoire : l’armée attaquée dans l’Ouest, au moins 6 morts

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Près de la frontière libérienne, des membres des FRCI ont été attaqués par des hommes armés non identifiés dans la nuit de mardi à mercredi. Bilan : au moins six soldats tués, selon plusieurs sources.

Une position de l’armée ivoirienne a été lourdement attaquée par surprise dans la nuit du 1er au 2 décembre, dans la localité de Olodjo (région de Grabo), non loin de la frontière libérienne. Selon plusieurs sources, le bilan provisoire fait état d’au moins 6 tués dans les rangs des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), quatre chez les assaillants, et plusieurs blessés.

Au cours de la journée du 2 décembre, les communications étant mauvaise dans cette zone de forêt dense, un hélicoptère a été envoyé sur place pour faire un premier bilan. « L’attaque a été lancée par surprise, les assaillants sont arrivés du côté du Liberia. On a eu des hommes à terre, nous avons fait aussi des morts dans le camp des assaillants », a confié à Jeune Afrique un commandant ivoirien.

Contacté à Abidjan, le ministère de la Défense était injoignable pour le moment. C’est la première attaque dans la région ouest depuis plusieurs mois. Olodjo abrite une caserne des forces spéciales ivoiriennes engagées dans la lutte contre le jihadisme dans le nord du pays.

 

SOURCE : JEUNE AFFRIQUE

18 novembre 2015

Entre Abidjan et Ouaga c’est la guerre, un mandat d’arrêt contre Guillaume Soro

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Après la perquisition de son domicile au Burkina, l’Etat burkinabé a décidé de poursuivre Guillaume Soro et de  lancer un mandat d’arrêt international contre l’actuel président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire.

Selon une source diplomatique burkinabé, «après la perquisition du domicile de M. Soro, il sera poursuit pour son implication dans le coup d’Etat de notre pays (Le BURKINA FASO [ndlr]). L’Etat a décidé d’aller jusqu’au bout, dans cette affaire. Un mandat d’arrêt international sera lancé contre lui, avec l’aide de la communauté internationale». Ainsi, le putsch raté va continuer de secouer les deux pays.

L’ex-rebelle ivoirien est nommément accusé d’avoir relu le discours de prise de pouvoir du général burkinabé Gilbert Diendéré et six (6) milliards de Fcfa, deux (2) caisses de lingots d’or, plus de neuf cent (900) gilets pare-balles et casques ont été trouvés dans le domicile de Guillaume Soro à Ouagadougou,selon des informations publiées par la presse. Ainsi, il est accusé d’être complice avec les putschistes de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) de leurs chefs, le général Gilbert Diendéré et l’ancien ministre des affaires étrangères Djibrill Bassolé.

Le gouvernement de la transition, à la tête Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida, avait demandé à la justice burkinabé, une enquête dans cette affaire. Dirigé par le procureur militaire chargé d’enquêter sur le coup d’état manqué du général Diendéré, une perquisition a été faite, le 6 octobre dernier, au domicile du Président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire au Burkina, découvrant ainsi de nombreuses pièces à conviction. Des écoutes téléphoniques auraient montré l’implication de M. Soro dans le dernier coup d’état, au pays des hommes intègres. Ce que Guillaume Soro ne souhaite pas entendre. Sur ses comptes Twitter et Facebook, il réfute catégoriquement les accusations.

Lors de la rébellion contre les autorités ivoiriennes dans les années 2000,  le président déchut Blaise Compaoré, exilé actuellement en Côte d’Ivoire, aurait soutenu les rebelles du pays. Le Burkina fait parti des pays qui, n’ont pas officiellement salué la « réélection » du Président Ivoirien Alassane Ouattara.

« Tout ce que nous souhaitons, c’est que les prochaines élections qui vont se dérouler au Burkina Faso soient inclusives», a déclaré récemment l’Ivoirien Guillaume Soro sur Rfi. La campagne présidentielle burkinabé est déjà en cour et les proches de l’ex-président Blaise Compaoré sont « formellement interdits » d’y participer.

Pour rappel, le général Diendéré et l’ex-chef de la diplomatie burkinabé Djibrill Bassolé, tous proches de Blaise Compaoré, ont été arrêtés et mis en prison.

« Wait and see », si sera également le cas pour l’actuel président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, au cœur d’une procédure en cours.

Louis Mar (Times24.info)